Geemik, 3 prix… et tout a commencé sur Blog-territorial
27 décembre 2011 dans Actualités par Yohan
World e-Gov, Cap’Com, les Interconnectés… trois événements, un point commun : l’opération Geemik. Après avoir ajouté un trophée supplémentaire à son palmarès, le dircom de la communication d’agglo de Caen-la-mer revient sur son opération à succès.
Blog-territorial : Au delà des prix, quels sont les retours que vous avez eus au niveau des cibles de l’opération Geemik ?
Marc Thébault : On a surtout eu des retours très positifs les réseaux sociaux. Au delà de l’opération Geemik, c’est aussi un peu de fierté redonnée aux caennais de voir qu’on parle de leur ville à l’extérieur du Calvados. Et puis chez un certain nombre de collègues, ce fut un prétexte pour évoquer toutes les opérations liées au développement du NFC.
Pendant la foire qui a duré quinze jours, nous avons reçu la visite de plus de 2600 personnes, pendant que le site geemik-game.com a été visité plus de 3000 fois pour à peu près 3900 parties jouées.
“En règle générale, je trouve qu’on récompense plus le résultat final que la démarche elle même.“
B-T. : Vous avez récemment écrit sur votre blog un billet très critique à l’égard des modalités d’attribution des prix en communication. Après avoir reçu un prix Cap’Com, le Graal des communicants publics, votre point de vue a t-il évolué ?
M.T. : J’ai aussi rajouté à la fin de mon article qu’on pouvait recevoir des prix en menant de bonnes actions. Donc non, je ne change pas véritablement d’avis. En règle générale, je trouve qu’on récompense plus le résultat final que la démarche elle-même. Dans nos métiers on sait que ce qui compte avant tout c’est d’avoir une démarche adaptée au territoire, aux cibles visées et en phase avec les enjeux de communication. La crainte que j’ai c’est que le jury ne prenne pas le temps de s’imprégner de cette démarche, qu’il s’arrête à la qualité visuelle d’une affiche ou d’un slogan, c’est à dire uniquement la partie immergée de l’iceberg soit un petit pourcentage de l’énergie dépensée. Mais j’ai aussi conscience que c’est compliqué pour un jury d’apprécier cet aspect lorsqu’il attribue un prix.
Il me semble que les différents jurys ont récompensé Geemik pour son côté innovant. Nous n’avons pas fait cette opération pour avoir un prix. Je pense aux communicants qui mènent tous les jours des actions très pertinentes et efficaces et qui ne les déposent pas au Cap’Com ou aux Interconnectés On ne mène pas des opérations de communication exclusivement, et heureusement d’ailleurs, pour avoir un prix.
“C’était aussi un joli succès populaire et c’est ce qui compte le plus.“
Geemik a demandé un investissement humain important. Nous avons la satisfaction d’avoir un travail qui est reconnu par un prix, mais c’était aussi un joli succès populaire et c’est ce qui compte le plus.
B-T. : Un trophée au world e-gov forum, un autre au Cap’Com et un aux Interconnectés… Geemik est une opération couronnée de succès. Envisagez-vous de la renouveler ou de la prolonger ?
M.T. : Pour le trophée français de l’e-démocratie, ce qui nous a semblé le plus intéressant, c’est la mobilisation des internautes qui ont voté sur blog-territorial pour que nous arrivions dans les trois premiers. Si ça s’était arrêté là, on aurait été ravi de cette dynamique qui a duré tout l’été. Bon, il y a un trophée en plus, c’est bien… mais l’intérêt de ce prix, ce fut avant tout la forte mobilisation des internautes.
“Nous envisageons de prolonger Geemik.“
Nous envisageons de prolonger Geemik. Nous aimerions faire un concours de développeur. En l’état actuel, je ne sais pas si on pourra y arriver mais c’est notre objectif. Il s’agira de développer des petits jeux comme on l’a déjà fait, du serious game pour expliquer, par exemple, une compétence de l’agglo. Avant de le faire nous devons entamer une réflexion interne sur quelque chose qui va s’apparenter à de l’open data. Pour développer quelque chose en serious game, il faut de la matière. Ca prendra un peu de temps. Est-ce que ça se fera en 2012 ou plus tard ? Pour l’instant, je ne peux pas le dire mais il y a une volonté réelle d’utiliser ce type d’outil.




















