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	<title>Blog-territorial</title>
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	<description>La communication publique et territoriale en partage</description>
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		<title>Mort (virtuelle) d&#8217;un community manager</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 08:31:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Tabary</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Jeudi 2 mai 2013, mon alter ego David de la Picardie a définitivement disparu de Twitter, remplacé [...]</p><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/Capture-d’écran-2013-05-15-à-15.14.37-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Mort (virtuelle) d&#039;un community manager" title="Mort (virtuelle) d&#039;un community manager" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="image" style="float:left;margin-right:10px;"><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/Capture-d’écran-2013-05-15-à-15.14.37-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Mort (virtuelle) d&#039;un community manager" title="Mort (virtuelle) d&#039;un community manager" /></div><p class="desc"><p style="text-align: left;"><strong>Jeudi 2 mai 2013, mon alter ego David de la Picardie a définitivement disparu de Twitter, remplacé par mon vrai moi, <a href="https://twitter.com/davidtabary" target="_blank">@davidtabary</a>, un choc dont j'ai encore du mal à me remettre tellement je ne suis pas habitué à tweeter sous ma véritable identité. Certes, David de la Picardie existe toujours sur Facebook, mais il n'est plus très actif ces derniers temps. C'est que, voyez-vous, je quitte bientôt mon poste de community manager de la Région Picardie pour rejoindre la Région Nord Pas de Calais. Mais pourquoi donc fermer ou mettre en veille ces profils ? Déjà parce que <a href="http://www.id-carrieres.com/blog/2013/03/18/a-qui-appartiennent-les-comptes-et-contenus-twitter-ou-facebook/" target="_blank">j'en ai le droit</a>. Ensuite, parce que je quitte la Picardie avec la certitude que ce "David de la Picardie" était une mauvaise idée (sans aller jusqu'à parler d'erreur) et que j'espère bien qu'il n'y aura jamais de David du Nord Pas de Calais. Pourquoi ? Petit retour en arrière...</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/Capture-d’écran-2013-05-15-à-15.14.37.png"><img class="size-full wp-image-10057 aligncenter" title="Mort (virtuelle) d'un community manager" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/Capture-d’écran-2013-05-15-à-15.14.37.png" alt="" width="606" height="253" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2010, la Région Picardie est une des premières collectivités locales française à créer un poste de Community Manager à temps plein. Dans les réunions préparatoires à ma prise de poste se pose très vite la question des profils et pages. A l'époque la Région a une page Facebook qui compte quelques centaines d'abonnés. Un des moyens envisagés pour faire grandir la page est un de ces moyens "artisanaux" que beaucoup ont connu, voire utilisent encore aujourd'hui : le CM a un profil avec lequel il demande plein de gens en amis avant de leur envoyer une invitation à aimer la page institutionnelle, et ce au mépris des conditions générales d'utilisation de Facebook. La question est alors de savoir si je peux faire cela avec mon compte Facebook qui était jusque là réservé à quelques intimes avec qui je partageais mes passions, mes angoisses, mais aussi mes blagues douteuses ou mes opinions politiques, le tout n'étant pas forcément compatible avec ce qu'on attend de l'expression publique d'un fonctionnaire ou d'un communicant. Et puis à l'époque il n'est pas possible d'adresser facilement certaines publications à une liste d'amis proches et d'autres à des contacts professionnels.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/398917_10151821094330650_77678802_n.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-10051" title="398917_10151821094330650_77678802_n" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/398917_10151821094330650_77678802_n.jpg" alt="" width="586" height="325" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C'est ainsi que nous décidons de créer un faux profil Facebook, là encore au mépris des conditions générales d'utilisations, doté d'un avatar et d'une fausse identité. Les avantages nous semblent multiples :</p>
<p style="text-align: justify;">- la vie privée du community manager est protégée</p>
<p style="text-align: justify;">- avec ce profil le CM peut intervenir de façon plus humaine et moins institutionnelle sur la page Facebook, et le pseudo "David de la Picardie" permet de comprendre facilement que l'on est en train de parler avec un agent du Conseil régional de Picardie</p>
<p style="text-align: justify;">- bien qu'humanisée, la présence de "David de la Picardie" n'entraîne pas un attachement trop important à la personne du community manager, et celui-ci sera plus facilement remplacé par un "Nicolas de la Picardie" ou une "Julie de la Picardie" le jour ou un changement de CM devra intervenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Initialement prévu pour Facebook, le personnage "David de la Picardie" verra aussi le jour sur Twitter pour y partager de la veille et interagir avec ses pairs, puis sur tout un tas d'autres supports.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Et l'authenticité dans tout ça ?</strong></span></p>
<img class="alignright size-full wp-image-10024" title="Original grunge stamp isolated over white" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/authentique.jpg" alt="" width="204" height="179" />
<p style="text-align: justify;">Ce que je n'ai pas compris à l'époque, c'est qu'un bon community manager est aussi quelqu'un à qui on peut légitiment s'attacher, avec qui on peut aussi parler de choses plus légères, avec qui on peut se découvrir une passion commune au détour d'une conversation. Pas un robot qui ne parle que boulot et ne vit que de ce que produit son employeur. Quant à gérer deux identités numériques, ce n'est déjà pas simple d'en gérer une, alors là bonjour la schizophrénie ! Je pense que pour certaines personnes, David de la Picardie est vite apparu comme un artifice de communication, une stratégie et non une démarche bien intentionnée. Ou si ce n'était pas aussi clair que cela, c'était en tout cas un personnage avec qui on n'avait pas forcément envie d'engager la conversation de prime abord. Tout ceci m'est apparu encore plus clairement lors des dernières rencontres nationales du e-tourisme institutionnel, où une intervenante démontrait par l'absurde la nécessité d'une plus grande authenticité dans nos pratiques. Son exemple était celui d'une institution touristique où la Community Manager avait pris un congés maternité et avait été remplacée par un homme qui avait continué à écrire en se faisant passer pour elle pendant des mois, créant ainsi un malaise chez de nombreuses personnes qui se rendaient bien compte que quelque chose avait changé chez cette personne avec qui ils aimaient échanger au quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">Si David de la Picardie n'a jamais été un réel handicap dans notre stratégie de communication, je pense que nous aurions accompli plus de choses et aurions aujourd'hui des communautés encore plus vivantes si j'avais été véritablement moi-même dans mes interventions sur les réseaux sociaux. J'espère donc que la personne qui me remplacera arrivera à faire entendre ce message, et pourra reprendre le community management de la Picardie sous sa véritable identité. Et que je pourrai revendiquer ma propre identité dans mes nouvelles activités. En attendant, RIP David de la Picardie, je ne pense pas te regretter tant que ça.</p></p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Faire ses premiers pas en communication publique et territoriale, avec le livre de Dominique Mégard</title>
		<link>http://blogterritorial.expertpublic.fr/faire-ses-premiers-pas-en-communication-publique-et-territoriale-avec-le-livre-de-dominique-megard/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 10:02:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mariebougeois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Voir & lire]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dans son dernier ouvrage La communication publique et territoriale paru aux Editions Dunod, Dominique [...]</p><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/Capture-d’écran-2013-05-10-à-12.02.41-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Faire ses premiers pas en communication publique et territoriale, avec le livre de Dominique Mégard" title="Faire ses premiers pas en communication publique et territoriale, avec le livre de Dominique Mégard" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="image" style="float:left;margin-right:10px;"><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/Capture-d’écran-2013-05-10-à-12.02.41-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Faire ses premiers pas en communication publique et territoriale, avec le livre de Dominique Mégard" title="Faire ses premiers pas en communication publique et territoriale, avec le livre de Dominique Mégard" /></div><p class="desc"><strong>Dans son dernier ouvrage <em>La communication publique et territoriale</em> paru aux Editions Dunod, <a href="http://www.dunod.com/auteur/dominique-megard" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Dominique Mégard</span></a> propose une introduction à la communication publique. Ce guide concis mêle théorie et pratique, afin d'initier les étudiants ou les professionnels à ce secteur. Retour sur quelques notions essentielles, qu’il est toujours bon de se remettre en mémoire, suivi d’une discussion entre l'auteure et Frank Confino, rédacteur en chef de blog-territorial.</strong>
<p style="text-align: justify;"><strong>
<span style="color: #924924;"><img class="size-full wp-image-9940 alignleft" title="Introduction à la communication publique" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/livre.gif" alt="" width="290" height="475" /></span></strong>La communication publique, aussi appelée communication institutionnelle, se distingue des autres types de communication. Dépourvue d’objectif lucratif, l’intérêt général et le service public sont ses principaux enjeux. Elle se définit comme la communication des administrations. Son premier rôle est, dans une démarche de transparence, d’informer. Il s’agit de faire connaître et d’expliquer les actions publiques. En ce sens, la communication institutionnelle est avant tout une communication d’information. Elle communique sur ce qui se fait. Elle demande de la rigueur, un sens du service et un respect de l’éthique.</p>

<blockquote>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><span style="color: #993300;">"</span><span style="color: #888888;">La visibilité des interlocuteurs publics s'est accrue avec le développement d'internet</span><span style="color: #993300;">"</span></span></h3>
</blockquote>
Ministères, collectivités et autres institutions publiques cherchent par tous les moyens à faire connaître leurs actions. L’outil traditionnel des collectivités pour communiquer reste la presse territoriale distribuée à tous les citoyens dans les boîtes aux lettres et dans les lieux publics. La visibilité des interlocuteurs publics s’est accrue avec le développement d’internet. Des sites internet de villes, d’agglomérations, de départements ou de régions ont émergé mettant l’actualité des élus, assemblées et services à la une. Le développement des applications mobiles permet aujourd’hui de suivre l’actualité des collectivités qu’elle soit relative aux horaires de transport et d’ouverture des établissements ou à l’état de la circulation.
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #924924;"><strong> Une communication citoyenne</strong></span>
La communication publique ne se réduit pas aux messages destinés aux grandes causes. Elle place le citoyen au cœur de ses démarches en se positionnant comme un moyen d’écoute, d’information et d’échange. Elle s’adresse aux citoyens, non plus en tant que consommateurs mais en qualité d’individus sociaux, d’administrés ou d’électeurs. Car si le citoyen accepte les logiques mercantiles et lucratives des entreprises, il les refuse dans ses relations avec les administrations, associations et forces politiques. Outre le fait de bénéficier des services publics, il attend de leur part de l’information et du dialogue afin de pouvoir lui même fonder ses propres convictions et ses engagements.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #924924;">Une communication politique ?</span></strong>
Ici on ne parle pas de communication politique au sens de communication électorale, c’est à dire une communication de conquête ou de pure conservation du pouvoir. On s’intéresse davantage à la communication qui accompagne l’exercice du pouvoir et donc la conduite des politiques publiques. La nuance est importante car si la communication électorale est personnelle, la communication publique est collective.</p>

<blockquote>
<h3><span style="color: #999999;"><span style="color: #993300;">"</span>Les collectivités font figure d'autorité<span style="color: #993300;">"</span></span></h3>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/15.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9943" title="Sam" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/15.jpg" alt="" width="600" height="420" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La communication publique est attachée à la gouvernance, qu’elle soit locale ou nationale. Elle tire de la légitimité des émetteurs, sa propre légitimité. Que l’on parle de santé, de sécurité routière ou de citoyenneté chacun accepte plus ou moins de voir l’État, les collectivités ou les organismes qui en dépendent lui indiquer quoi faire et pourquoi. Tous ces acteurs sont porteurs d’intérêt général et les thèmes sur lesquels ils déploient leur communication sont perçus comme "incontestables". L’État, semble légitime, de demander, au nom du bien commun, de réduire sa vitesse sur la route, d’arrêter de fumer, de porter des préservatifs ou de ne pas être violent. De même, les collectivités font figure d’autorité quand elles incitent à trier ses déchets, à veiller à la propreté des rues et des espaces publics ou à utiliser des moyens de transport peu polluants. Il faut pour cela que le message s’appuie sur des politiques publiques solides. En ce sens, la communication publique tend vers une communication comportementale. Les messages normatifs de santé publique tels que "ne consommez pas", "faites du sport", "manger cinq fruits et légumes par jour" en sont l’illustration.</p>

<blockquote>
<h3><span style="color: #999999;"><span style="color: #993300;">"</span>La communication publique ne peut plus être uniquement verticale, elle doit s'appuyer sur l'échange et l'écoute<span style="color: #993300;">"</span></span></h3>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/JEPARTICIPE_ok200.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-10014" title="JEPARTICIPE_ok200" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/JEPARTICIPE_ok200.jpg" alt="" width="247" height="185" /></a>La communication publique n’est pas une matière figée. Elle s’imprègne et suit les tendances, les évolutions techniques ou sociétales. La société devient de plus en plus "transversale" passant des rapports d’autorité à la discussion et au dialogue. La communication publique ne peut plus être uniquement verticale, elle doit s’appuyer sur l’échange et l’écoute. Dans ce contexte, de nombreuses actions de communication publique adoptent de nouveaux codes. Le mode participatif est de plus en plus pratiqué. Citons l’exemple de la ville de Bordeaux et de sa plateforme, <a href="http://jeparticipe.bordeaux.fr/" target="_blank"><em>jeparticipe.bordeaux</em></a>, destinée à permettre la participation de ses habitants aux questions d'intérêt commun. Grâce à des questionnaires, des forums ou des appels à propositions, les Bordelais inscrits sont régulièrement sollicités, selon leurs centres d'intérêt, pour donner leur avis.</p>

<h3><span style="color: #924924;">Entretien avec Dominique Mégard</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2012/06/D_Megard1.jpg"><img class="alignleft" title="Introduction à la communication publique" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2012/06/D_Megard1-227x300.jpg" alt="" width="227" height="300" /></a><strong>Franck Confino : A qui s’adresse véritablement  ce livre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dominique Mégard :</strong> Aux universitaires, aux étudiants en communication ou autre, voire à des gens qui s’intéressent à la communication publique sans savoir vraiment de quoi il s’agit. C’est un ouvrage d’initiation aux problématiques de la communication publique et territoriale. Il permet la découverte d’un domaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>F.C : Un ouvrage de vulgarisation en somme ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>D.M : </strong>Oui, purement de vulgarisation. Ce n’est pas un ouvrage de réflexion approfondie. Cela dit, comme je l’ai écrit, il y a deux ou trois pistes sur lesquelles on peut reconnaître ce que je pense. Mais ce livre n’a pas été conçu comme un livre testimonial du type "où suis-je, où vais-je, qu’y puis-je ?".</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>F.C : C’est donc le livre qu’un communicant publique peut offrir à ses amis afin qu’ils comprennent un peu mieux ce qu’il fait ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>D.M : </strong>Absolument, voire un livre qu’un directeur de communication peut donner à des jeunes à l’embauche ou à des employés issus d’autres secteurs de la collectivité, en fait à toutes les personnes de son service afin qu’elles aient un minimum de culture commune sur la communication.</p>

<h3 style="text-align: center;"><strong><span style="color: #888888;"><span style="color: #993300;">"</span>La vocation première du communicant est de tisser une proximité entre une institution, des élus et des citoyens.<span style="color: #993300;">"</span></span></strong></h3>
<strong>F.C : Vous rappelez les différences fondamentales entre communication publique et politique. Pourtant, certains dircoms publics continuent d’avouer en « off » que leur première mission est de faire réélire le politique. Qu’en pensez vous?</strong>
<p style="text-align: justify;"><strong>D.M : </strong>Dans des collectivités territoriales, ceux qui ont des postes à responsabilité et appartiennent au comité de direction ont effectivement une fonction au service d’une équipe qui a été élue. Ils font partie des gens qui peuvent faire jouer une clause de conscience. Si l’élu change, ils changent de ville. Quant à la question du premier rôle du communicant, je pense que, étant en charge de la relation au citoyen, il ne peut pas s’en exonérer totalement. Sa vocation première est de tisser une proximité entre une institution, des élus et des citoyens. La réélection vient ensuite comme une conséquence, non comme une cause. En revanche, c’est la fonction du directeur de cabinet de faire en sorte que son élu soit réélu. Très souvent leurs fonctions sont confondues, ou le directeur de cabinet demande au directeur de communication d’être son alter égo. Il ne faut pas non plus penser que la fonction du directeur de communication doit être complètement édulcorée du politique. On est pas communicant publique sans avoir une conviction politique forte. Faire réélire l’élu n’est donc pas la fonction première des communicants, c’est la conséquence de leur bon travail et du bon travail des élus. Ce n’est pas la communication, mais les actions qui vont faire réélire un homme.</p>

<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #888888;"><strong><span style="color: #993300;">"</span>Le directeur de communication doit être en symbiose avec l’équipe en place (…) C’est un poste qui demande un minimum de conviction.<span style="color: #993300;">"</span>
</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/Image-21.png"><img class="size-full wp-image-9983 alignright" title="Image 2" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/Image-21.png" alt="" width="319" height="241" /></a></strong>Je pense que le directeur de communication, bien qu’il soit fonctionnaire et titulaire de son poste, doit être en symbiose avec l’équipe en place. Le fait que la réélection ne soit pas son premier rôle ne veut pas dire non plus qu’il soit totalement déconnecté du politique. C’est un poste qui demande un minimum de convictions. Ceci dit, des titulaires disent que le fait d’être titulaire leur donne une plus grande liberté vis a vis des élus.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>F.C : Pourquoi engage-t-on si peu de</strong><strong> titulaire dans les services de communication</strong><strong> alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>D.M : </strong>Il y en a de plus en plus en réalité. Il y a toujours beaucoup de contractuels, je ne dis pas le contraire, mais en regardant les enquêtes métiers de Cap’com, on s’aperçoit que la proportion de titulaires augmente. C’est une tendance lourde que j’ai pu remarquer également en 25 ans d’observation des communicants et des communicateurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<strong>F.C :<em> </em>Comme vous le rappelez la communication publique suit les évolutions techniques et sociétales. Comment se fait-il que le champ public ait pourtant pris un tel retard, sur le chantier du Web 2.0 notamment ?</strong>

<strong>D.M : </strong>Parce que cette philosophie-la n’a pas toujours été bien comprise. La communication publique au sein des institutions est encore en conquête de légitimité quasi permanente, vis à vis du public ou vis à vis des élus. Elle n’est pas toujours bien perçue et c’est pourquoi elle est à la recherche d’explications et de défense. Je pense pourtant que la communication a une vraie vocation de lien et d’animation. Elle peut donner du sens à l’action, à la compréhension, à la pédagogie de l’action. C’est très important et ce n’est pourtant pas toujours bien admis.
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #999999;"><strong><span style="color: #993300;">"</span>Le directeur de communication est un animateur du territoire et de l’institution.<span style="color: #993300;">"</span>
</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>F.C : Certains parlent même de véritables évolutions dans leur métier de directeur de communication qui est passé de producteur d’information à celui de co constructeur ou animateur du territoire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>D.M : </strong>Absolument, je suis convaincue de ça. Je pense que  le directeur de communication est un animateur du territoire et de l’institution. On le voit aussi avec la montée de la communication interne.</p>
<strong>F.C : Comment expliquez-vous ces craintes, qui se sont exprimées dans les services de communication, mais aussi ailleurs ?</strong>

<strong>D.M : </strong>Il y a une peur folle car, malgré tout, la communication est vécue comme de la publicité, c’est à dire comme quelque chose d’insidieux, qui va nous faire penser ce qu’on ne veut pas penser. Propagande et manipulation font partie malgré tout de l’inconscient collectif en matière de communication. Sur le plan national et gouvernemental, les élus de tous les bords ont encore envie que ce soit comme ça que ça fonctionne quelque part. Ils aiment bien penser que la communication va les sauver de leur manque de cohérence.
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>F.C :</strong><strong> Est ce que ces freins sont aussi liés  au fait que la communication publique est restée une sorte de communication descendante laissant encore peu de place à la dissonance ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>D.M : </strong>Il ne faut pas oublier qu’avant la loi sur l’ouverture des documents administratifs, c’est à dire avant 1978, la culture administrative, dont est issue la culture des collectivités locales, était très opaque. On sort donc petit à petit d’une société du secret. La communication est très jeune dans ce domaine. A l’échelle des évolutions profondes, trente ans ce n’est rien. Le web et le Web 2.0 ont aussi bousculé la structure du secret. C’est notamment un grand coup d’accélérateur sur le vrai sens de la communication, c’est à dire l’échange, la transversalité, l’horizontalité, de l’ascendant vers le descendant et du descendant vers l’ascendant : je parle et j’écoute, j ‘écoute et je parle.</p></p>]]></content:encoded>
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		<title>Com’publique : un écosystème en 3D</title>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 09:33:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Msieur Territoires</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogterritorial.expertpublic.fr/?p=9974</guid>
		<description><![CDATA[<p>“Ecosystème de la communication”, ça vous parle ? Répondez par l’affirmative s’il vous plaît, [...]</p><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/Capture-d’écran-2013-05-06-à-11.31.15-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Com’publique : un écosystème en 3D" title="Com’publique : un écosystème en 3D" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="image" style="float:left;margin-right:10px;"><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/05/Capture-d’écran-2013-05-06-à-11.31.15-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Com’publique : un écosystème en 3D" title="Com’publique : un écosystème en 3D" /></div><p class="desc">“Ecosystème de la communication”, ça vous parle ? Répondez par l’affirmative s’il vous plaît, car c’est sans doute la voie à suivre pour donner une nouvelle dimension à la communication publique. Plutôt, pour en ajouter une 3ème, et qui ne sera pas une “nouvelle”, mais bien une “supplémentaire”, aux côtés des deux qui, jusqu’à présent, avaient mobilisé toute votre énergie.

Lire la suite : <a href="http://thebaultmarc.expertpublic.fr/2013/05/05/compublique-un-lecosysteme-en-3d/" target="_blank">Com’publique : un écosystème en 3D | Thebault Marc</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Dircoms publics : éminences grises ou oies blanches ?</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 11:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Toute crise à, théoriquement, des effets bénéfiques. Au moins celui d’être contraint de se demander [...]</p><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-30-à-13.12.32-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Dircoms publics : éminences grises ou oies blanches ?" title="Dircoms publics : éminences grises ou oies blanches ?" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="image" style="float:left;margin-right:10px;"><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-30-à-13.12.32-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Dircoms publics : éminences grises ou oies blanches ?" title="Dircoms publics : éminences grises ou oies blanches ?" /></div><p class="desc">Toute crise à, théoriquement, des effets bénéfiques. Au moins celui d’être contraint de se demander pourquoi on en est arrivé là. Et comment s’en sortir ? Puis, de chercher à faire en sorte que la vie ne soit pas un éternel recommencement. Il en est ainsi de la communication politique et de ses conseillers, dits “occultes”, qui traversent une période de remise en cause carabinée. Parmi eux, des voix s’élèvent pour affirmer que la leçon sera retenue. Mais qu’en est-il  de leurs cousins éloignés, les communicants territoriaux ? Seront-ils aussi prompts, à quelques mois des municipales, à rentrer dans le rang ? Pas sûr …

Lire la suite : <a href="http://thebaultmarc.expertpublic.fr/2013/04/30/dircoms-publics-eminences-grises-ou-oies-blanches/" target="_blank">Dircoms publics : éminences grises ou oies blanches ? | Thebault Marc</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Aménités, congruence et authenticité : trio gagnant pour le marketing territorial</title>
		<link>http://blogterritorial.expertpublic.fr/amenites-congruence-et-authenticite-trio-gagnant-pour-le-marketing-territorial/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 08:24:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Msieur Territoires</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Bien sûr, dans notre champ professionnel, la stratégie n’est pas rien ; on ne peut pas toujours agir [...]</p><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-15-à-10.19.59-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Aménités, congruence et authenticité : trio gagnant pour le marketing territorial" title="Aménités, congruence et authenticité : trio gagnant pour le marketing territorial" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="image" style="float:left;margin-right:10px;"><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-15-à-10.19.59-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Aménités, congruence et authenticité : trio gagnant pour le marketing territorial" title="Aménités, congruence et authenticité : trio gagnant pour le marketing territorial" /></div><p class="desc">Bien sûr, dans notre champ professionnel, la stratégie n’est pas rien ; on ne peut pas toujours agir au gré du vent, même si je suis le premier à vanter les mérites du pifomètre. Pourtant, dans nos domaines d’actions, parfois, elle ne peut suffire. Elle doit donc s’accompagner d’autres facteurs. Et qui ne sont pas, eux, forcément et a priori “stratégiques”. Il en est ainsi des qualités collectives d’un territoire qui, lorsqu’elles existent, peuvent (doivent ?) être les pierres angulaires de la communication publique ou du marketing territorial. Certes, il y aura alors des inégalités. Parce que, voyez-vous, même stratège, un paltoquet restera un paltoquet.

Lire la suite : <a href="http://thebaultmarc.expertpublic.fr/2013/04/14/amenites-congruence-et-authenticite-trio-gagnant-pour-le-marketing-territorial/" target="_blank">Aménités, congruence et authenticité : trio gagnant pour le marketing territorial | Thebault Marc</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les vertus (et limites) de l’autodérision en communication publique</title>
		<link>http://blogterritorial.expertpublic.fr/les-vertus-et-limites-de-l%e2%80%99autoderision-en-communication-publique/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 09:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin TEITGEN</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[Besançon]]></category>
		<category><![CDATA[picardie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Nombre de campagnes et opérations de communication publique jouent la carte de l’humour, arme de séduction [...]</p><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/besac-150x150.jpg" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="besac" title="besac" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="image" style="float:left;margin-right:10px;"><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/besac-150x150.jpg" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="besac" title="besac" /></div><p class="desc"><strong>Nombre de campagnes et opérations de communication publique jouent la carte de l’humour, arme de séduction massive redoutablement efficace. Mais qu’en est-il de l’autodérision ? Savoir rire de soi, de ce que l’on est ou de ce que l’on représente peut-il faire partie de l’attirail de la communication publique ?</strong>

<strong><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/besac.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9900" title="besac" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/besac.jpg" alt="" width="1100" height="825" /></a></strong>
<p style="text-align: justify;">Avouons-le, il est parfois compliqué d’expliquer que prendre du recul, ironiser voire se moquer de soi-même peut être un formidable outil de... valorisation. Et pourtant, les effets bénéfiques d’une autodérision intelligente et sensible sont réels et nombreux.</p>

<blockquote><strong><span style="color: #33cccc;">"</span>Les effets bénéfiques d’une autodérision intelligente et sensible sont réels et nombreux. Inutile de rappeler que décrocher un sourire aide beaucoup à s’attirer la sympathie !<span style="color: #33cccc;">"</span></strong></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, inutile de rappeler que décrocher un sourire aide beaucoup à s’attirer la sympathie de celui qui se décrispe les zygomatiques, avec toutes les conséquences que cela implique dans une démarche de communication. De même, une touche d’humour et d’autodérision peuvent aider à changer, au moins provisoirement, le regard porté sur l’institution,  souvent très (trop) sérieuse pour ne pas dire austère, et en tout cas pas franchement "fun".</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un contexte marqué par une suspicion quasi permanente autour de la "com", souvent assimilée davantage à de la propagande qu’à un service public (mais ça c’est un autre débat), l’autodérision permet également d’initier avec le citoyen une relation sur des bases perçues comme plus franches et plus "directes". Montrer qu’on sait se remettre en question, qu’on ne se prend pas (du moins pas trop) au sérieux et qu’on est lucide sur soi-même sont en effet instinctivement perçus, à tort ou à raison, comme des gages d’ouverture et de sincérité.</p>
<p style="text-align: justify;">L’autodérision peut également être une arme redoutable quand il s’agit pour un communicant de s’attaquer à tous ces clichés, rarement flatteurs, qui collent à la peau d’un métier, d’une ville ou d’un territoire, et que le communicant public a pour mission de renverser.
On le sait, combattre une image d’Epinal par le discours voire la preuve est bien souvent peine perdue, le cliché et son imprégnation dans l’imaginaire collectif résistant généralement à tous les argumentaires. Par contre, assumer ces clichés, se les approprier voire les revendiquer peut être très porteur d’une dynamique de valorisation "en creux" (en soulignant les sujets de railleries, l’objectif sera de faire ressortir les motifs de fierté et les atouts), et permet à la fois de fédérer intra muros par la connivence et de séduire extra muros par l’humour.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une démarche de marketing territorial par exemple, la base est de savoir interroger son territoire, son âme, son ADN, et donc d’être lucide ses forces mais aussi ses faiblesses... d’où un terrain propice à l’autodérision.
D’ailleurs, alors qu’on a parfois l’impression que tout le monde dit peu ou prou la même chose, comme si chaque introspection fondatrice avaient curieusement permis de détecter que beaucoup de nos territoires partageaient le même ADN (ah, ces territoires tous tellement "intelligents", situés "au carrefour de l’Europe" et où "il fait bon vivre"), l’emploi de l’autodérision permet d’utiliser un registre inhabituel, et donc de se démarquer.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est en partie ce qui explique par exemple le succès de la campagne menée par le conseil général de la Manche à l’occasion du salon international de l’agriculture 2012. Une campagne ("Producteur d’innovations"), qui a su habilement retourner la tarte à la crème de l’innovation et mettre en scène les clichés liés au territoire pour les porter en étendard et en faire des atouts.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/manche.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9902" title="manche" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/manche.jpg" alt="" width="600" height="432" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un style différent, le Comité régional du tourisme de Bourgogne a surfé sur les prétendues faiblesses de la région (notoriété essentiellement bâtie sur le vin, région où l’on passe mais où l’on ne s’arrête pas, etc.) pour afficher fièrement "En Bourgogne, il n’y a pas de touristes !" Une accroche résolument provocatrice, qui cache un déploiement complet destiné, via une campagne d’affichage et un <a href="http://www.pasdetouristes.com/" target="_blank">site internet</a>, à retourner la moquerie, à railler les railleurs, et faire de cet aspect "anti-touristique" un véritable label de qualité.</p>
<p style="text-align: justify;">Se moquer des moqueurs, c’est également le crédo de Marseille Provence 2013, qui a "teasé" son événement sur les réseaux sociaux à l’aide d’une série de courtes <a href="http://youtu.be/YxIRdA2a7tw" target="_blank">vidéos</a> jouant à fond la carte de l’autodérision, en mettant en scène tous les clichés les plus éculés (la pêche, la pétanque, les cigales...) associés à des discours culturels pointus, à la manière des "camionneurs" de Jean Yanne. Pour le coup, la ficelle est un peu (très) grosse (fédérer les locaux et les rieurs en se moquant des "cultureux", entendez aussi "Parisiens")... mais le résultat est assez drôle et efficace.</p>

<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #33cccc;">"</span>L’autodérision permet également de contrer par une pirouette bienvenue un "bad buzz" naissant.<span style="color: #33cccc;">"</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">L’autodérision permet également de contrer par une pirouette bienvenue un "bad buzz" naissant. Le meilleur exemple de cette utilisation nous est venu de Picardie, début 2012, et d’une campagne du Comité régional du tourisme qui vantait les charmes et atouts viticoles du territoire avec une photo d’un vignoble... californien !<a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/l’affaire-de-la-“picardie-californienne“-2/" target="_blank"> "L’affaire"</a> révélée par la presse locale et reprise au national, les moqueries se sont immédiatement répandues sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre. En quelques heures, la Région Picardie (pourtant hors de cause, mais à qui la vox populi attribuait le raté) a réagi pour désamorcer le "bad buzz". Un communiqué officiel sur le mode "C’est pas nous" ? Des excuses ? Que nenni ! C’est à grands renforts d’autodérision que cela s’est réglé, la Région diffusant massivement images et vidéos de la région sous l’intitulé "la Californie, mais en mieux". Résultat : les rieurs sont convertis, la région se fabrique une image d’ouverture et d’humour, et "l’affaire" se dégonfle presque immédiatement...
Sur l’affaire de la "Picardie californienne", je vous conseille la lecture de cet <a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/l%E2%80%99affaire-de-la-%E2%80%9Cpicardie-californienne%E2%80%9C-2/" target="_blank">article</a> qui explique le déroulement, le bad buzz et la réaction, avec interview du community manager de la Région Picardie. Un cas d’école...</p>

<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #33cccc;">"</span>D’une manière générale, l’autodérision facilite les échanges, permet de briser la glace et de se rapprocher de l’autre. Elle est donc "par nature" très efficace sur les réseaux sociaux<strong><span style="color: #33cccc;">"</span></strong></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">A Besançon, le lancement de la campagne "Besançon l’air(e) du temps", avec sa typo et ses visuels particuliers, a inspiré quelques facétieux internautes locaux, qui se sont lancés dans des détournements humoristiques de la campagne. La Ville a réagi en décidant d’intégrer ces détournements humoristiques à sa campagne. Ainsi, sur Facebook ou sur <a href="http://pinterest.com/lairedutemps/les-detournements/" target="_blank">Pinterest</a>, on peut retrouver ces détournements aux côtés des visuels "officiels"... Une manière de réagir avec humour et autodérision qui permet d’encourager les créatifs (et par la même occasion  de favoriser l’appropriation de la campagne) et de décourager les débordements "trollesques", qui n’ont que peu d’intérêt quand la cible réagit avec le sourire.
D’une manière générale, l’autodérision facilite les échanges, permet de briser la glace et de se rapprocher de l’autre. Elle est donc "par nature" très efficace sur les réseaux sociaux...</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l’usage de cette pratique trouve assez vite ses limites. Le rire en effet ne permet pas tout, en tout cas pas de s’affranchir de certains principes fondamentaux de la communication publique...
Tout d’abord, l’autodérision comme le sacro-saint "décalage" qu’aiment tant les communicants, doit nécessairement prendre appui sur un discours "de fond", et n’est efficace que si elle a pour effet de faire ressortir des atouts, comme dans les cas cités précédemment. L’absence de discours "en creux" réduirait en effet l’autodérision à, dans le meilleur des cas, de la coquetterie, voire à un exercice d’auto-dévaluation dont les effets seraient contraires à ceux recherchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, autour de ce discours de fond, l’autodérision doit toujours rechercher à  fédérer et non cliver. Il s’agit de rire de ce que nous sommes collectivement, en tant que communauté, en faisant le pari que ce qui nous rassemble réaffirme et renforce l’identité collective. Il est donc indispensable d’englober la collectivité et les habitants dans une identité commune, à la fois émettrice et cible du rire, en gardant toujours à l’esprit les vers de Cyrano au sujet de ces "plaisanteries" : "Je me les sers moi-même avec assez de verve, mais ne permets pas qu’un autre me les serve".</p>
<p style="text-align: justify;"></p>


[caption id="attachment_9905" align="aligncenter" width="576" caption="Gérard Depardieu en Cyrano, dans le film de Jean-Paul Rappeneau (1990). La tirade du nez, un monument d&#39;autodérision"]<a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/cyrano-de-bergerac-1990-08-g.jpg"><img class="size-full wp-image-9905  " title="Cyrano de Bergerac" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/cyrano-de-bergerac-1990-08-g.jpg" alt="" width="576" height="366" /></a>[/caption]</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La servuction : vers un marketing public des services</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 08:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Msieur Territoires</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le marketing territorial, à l’instar du marketing privé, n’est pas une mécanique simpliste. L’équation [...]</p><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-08-à-10.24.39-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="La servuction : vers un marketing public des services" title="La servuction : vers un marketing public des services" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="image" style="float:left;margin-right:10px;"><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-08-à-10.24.39-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="La servuction : vers un marketing public des services" title="La servuction : vers un marketing public des services" /></div><p class="desc">Le marketing territorial, à l’instar du marketing privé, n’est pas une mécanique simpliste. L’équation naïve « nouveau logo + web + promotion = succès assuré » est une incantation, pas une réalité. Le succès, s’il doit survenir, ne pourra être que le fruit de nombreuses et complexes opérations. Le concept du “marketing territorial mix”, vu dans un précédent billet, est seul en mesure de faire envisager l’étendue et le nombre d’actions à combiner pour tenter d’entrevoir la réussite de la démarche. En particulier, il semble que l’un de ses leviers, celui des services, soit à travailler en toute priorité.

Lire la suite : <a href="http://thebaultmarc.expertpublic.fr/2013/04/07/la-servuction-vers-un-marketing-public-des-services/" target="_blank">La servuction : vers un marketing public des services | Thebault Marc</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Choisir la bonne catégorie Facebook pour une collectivité</title>
		<link>http://blogterritorial.expertpublic.fr/choisir-la-bonne-categorie-facebook-pour-une-collectivite/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 08:33:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucbernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Auvergne]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Sites web et blogs, livres et magazines, entreprises et organisations ? Aucune de ces catégories ne [...]</p><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-04-à-10.31.52-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Choisir la bonne catégorie Facebook pour une collectivité" title="Choisir la bonne catégorie Facebook pour une collectivité" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="image" style="float:left;margin-right:10px;"><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-04-à-10.31.52-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Choisir la bonne catégorie Facebook pour une collectivité" title="Choisir la bonne catégorie Facebook pour une collectivité" /></div><p class="desc"><strong>Sites web et blogs, livres et magazines, entreprises et organisations ? Aucune de ces catégories ne correspond véritablement aux statuts des collectivités françaises. Normal me direz-vous, Facebook est pensé surtout et avant tout pour les USA et ses structures. Villes, régions et départements français n'ont donc aucun sens pour la famille Zuckerberg. Mais pas de panique, la solution existe. Discrète, mais bel et bien présente.</strong>
<p style="text-align: justify;">"Monsieur le Dircom, quelle catégorie souhaitez-vous que je mette sur la page Facebook de la collectivité ? Il ne me propose pas la bonne..." Telle est la question qui revient régulièrement lorsqu'un community manager prend la main sur la page Facebook officielle de la ville, du département ou de la région. La réponse donnée est bien souvent du bidouillage. Parfois nous avons du "Sites web et blogs", en considérant que la collectivité a un site, donc c'est bon. Parfois, nous voyons aussi du "Livres et magazines", parce que la collectivité édite chaque mois son magazine. Parfois, nous avons "autre", en considérant qu'il n'y a pas de choix plus pertinent. Pourtant, ce choix existe ! Voici comment trouver la catégorie qui vous correspond :</p>
<p style="text-align: justify;">1. Avant tout, et c'est la question de base : <strong><em>comment modifie t-on la catégorie de sa page Facebook</em></strong> ?</p>
<p style="text-align: justify;">Rendez-vous sur la page Facebook dont vous êtes administrateur. Sur le bandeau d'administration, en haut, cliquez sur <strong><em>Modifier la Page</em></strong>, puis sur <strong><em>Actualiser les  informations</em></strong>. Vous arrivez sur la page des <strong><em>Informations générales</em></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<div><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-02-à-17.28.11.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-9853" title="Capture d’écran 2013-04-02 à 17.28.11" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-02-à-17.28.11.png" alt="" width="558" height="115" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">2. Vous pouvez maintenant choisir la catégorie. Il n'y en a qu'une seule pour vous : <strong><em>Entreprises et organisations</em></strong>. Choisissez <strong><em>Organisme gouvernemental</em></strong>. Tout de suite, vous vous dites "Mais ma ville/région/département" n'est pas une organisation du gouvernement". Certes, vous n'avez pas tord, sauf que le système est pensé pour les Nord-Américains, pas pour les Français.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-02-à-17.30.38.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-9854" title="Capture d’écran 2013-04-02 à 17.30.38" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-02-à-17.30.38.png" alt="" width="575" height="257" /></a>
<p style="text-align: justify;">3. Ensuite : l'<strong><em>adresse</em></strong>. Remplir cette information ne vous semble pas forcément très importante. Mais vous allez comprendre dans quelques instants que si, c'est important. Remplissez donc adresse, ville et code postal. Si votre adresse comporte plusieurs numéros, il vous faut en choisir un. Dans le cas contraire, Facebook ne la prendra pas en compte. Une fois que les opérations 1 et 2 sont faites, il vous faut attendre quelques minutes, le temps que Facebook mettre à jour les paramètres de votre page.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-02-à-17.40.06.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-9857" title="Capture d’écran 2013-04-02 à 17.40.06" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-02-à-17.40.06.png" alt="" width="511" height="123" /></a>
<p style="text-align: justify;">4. Une fois vos paramètres pris en compte, une nouvelle option apparaît sur votre page. Il s'agit de la <strong><em>Sous-catégories de lieux</em></strong>. Celle-ci va vous permettre de préciser le type de page. C'est ici que vous allez pouvoir indiquer qu'il s'agit d'une page de ville ou de région.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-02-à-17.36.15.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-9855" title="Capture d’écran 2013-04-02 à 17.36.15" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-02-à-17.36.15.png" alt="" width="595" height="102" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">5. Dès que c'est fait, n'oubliez pas d'enregistrer, en bas de la page. Retournez sur votre page. Vous allez y voir la nouvelle identification de votre page. En exemple, la page de la région Auvergne qui a très bien réalisé la manipulation.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-02-à-17.44.32.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-9859" title="Capture d’écran 2013-04-02 à 17.44.32" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/04/Capture-d’écran-2013-04-02-à-17.44.32.png" alt="" width="1036" height="439" /></a></p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le printemps des sites internet des collectivités</title>
		<link>http://blogterritorial.expertpublic.fr/le-printemps-des-sites-internet-des-collectivites/</link>
		<comments>http://blogterritorial.expertpublic.fr/le-printemps-des-sites-internet-des-collectivites/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2013 10:15:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Un vent nouveau souffle sur les sites internet des collectivités. Plus attractifs et mieux conçus, [...]</p><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-27-à-14.34.35-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Issy.com" title="Issy.com" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="image" style="float:left;margin-right:10px;"><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-27-à-14.34.35-150x150.png" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="Issy.com" title="Issy.com" /></div><p class="desc"><strong>Un vent nouveau souffle sur les sites internet des collectivités. Plus attractifs et mieux conçus, ils entendent mettre l'utilisateur au cœur de l'information, pour mieux répondre à ses besoins. Petite revue de détails à travers les exemples d'Issy-les-Moulineaux, Grenoble, Montpellier et Plaine Commune</strong>.

<img class="aligncenter size-full wp-image-9834" title="Issy.com" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-27-à-14.34.35.png" alt="" width="637" height="297" />
<p style="text-align: justify;">Fini le temps où Monsieur le Maire s'adressait à ses administrés sur internet de la même façon que dans le journal municipal ? Terminée la présentation parfois un brin roborative de l'actualité de la communauté d’agglomération, des services, de l'agenda et des traitements des déchets (liste non exhaustive) ? Pas si vite, nombre de sites internet de collectivités locales brodent encore sur ce canevas un brin dépassé. Souvent pour une raison simple et compréhensible : pas de budget à consacrer à la refonte d'un site qui a le mérite d'exister.</p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<blockquote>
<h3 style="text-align: left;"><span style="color: #c246c0;">“</span><em>Les premières générations de site internet municipaux sont dépassées. Certaines collectivités l'ont bien compris.</em><strong><em><span style="color: #c246c0;">”</span></em></strong></h3>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>L'ère du citoyen roi ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Dans les années 70, des magasins affichaient ostensiblement un autocollant frappé d'un slogan imparable, "le client est roi". Prémices de la culture marketing qui a peu à peu convaincu les entreprises de placer le consommateur au cœur d'un système vertueux, consistant à satisfaire au mieux ses besoins (et surtout ses envies de consommer). Si ces mêmes entreprises ont décliné le concept via leur utilisation des outils internet, jusqu'à faire des réseaux sociaux de puissants vecteurs de conquête et de fidélisation, la sphère publique est longtemps restée sur le bord du chemin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les premières générations de site internet municipaux sont obsolètes. Certaines collectivités l'ont bien compris. Non pas qu'ils aient démérité. Mais à l'heure d'une société connectée, d'une aspiration à un accès facilité à l'information et d'une nouvelle organisation des rapports sociaux, ils sont aujourd'hui dépassés. Certaines collectivités l'ont compris et tentent aujourd'hui de redéfinir les règles du rapport numérique avec leurs citoyens.</p>

<h3 style="text-align: justify;"><strong>A Issy-les-Moulineaux, c’est la tuile</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Issy-les-Moulineaux a lancé le 28 février dernier <a href="http://www.issy.com" target="_blank">un site centré sur l'utilisateur</a> (<em>user centric</em>) : navigation simplifiée avec seulement six rubriques principales, espace personnalisé et sécurisé avec possibilité de synchroniser des événements du calendrier municipal avec son agenda Outlook ou Google Agenda... La page d'accueil concentre de manière claire, simple et accessible tous les accès à l'information, à portée de deux clics maximum. Cerise sur le gâteau pour les possesseurs d'écrans tactiles, l’ergonomie s’adapte pour leur proposer de naviguer grâce au balayage dans une mosaïque de couleur. Encore mieux, l’internaute peut choisir ses thématiques grâce à un système de tag. Une vidéo de présentation, très pédagogique, accompagne l’internaute dans sa découverte du site. Elle est également disponible sur la page Facebook de la ville.</p>
<p style="text-align: justify;">[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ELjBIYgrAFE&amp;list=UUK5_5dAvl8YmdA0EDZsCYkw&amp;index=6[/youtube]</p>

<h3 style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">Grenoble.fr : vous reprendrez bien une tranche ?</span></h3>
<p style="text-align: justify;">A Grenoble, on prend l'ascenseur ! La page d'accueil du<a href="http://www.grenoble.fr" target="_blank"> nouveau site de la ville</a> regroupe l'ensemble des contenus de premier niveau de chaque rubrique. On peut ainsi entamer une longue descente dans les "étages" du site ou bien choisir de s'y rendre directement en cliquant sur le bouton du niveau désiré. La navigation conduit ensuite plus classiquement à des "plateaux" horizontaux plus riches en contenus. Comme sur Issy.com, on n'est jamais à plus de deux clics de l'information recherchée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-27-à-14.26.04.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-9826" title="Capture d’écran 2013-03-27 à 14.26.04" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-27-à-14.26.04.png" alt="" width="633" height="414" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Grenoble.fr propose lui aussi une personnalisation de la visite via un « compte citoyen ». Une même page permet de rassembler les contenus préférés sous forme de <em>widgets</em> paramétrables, aux contenus parfois encore balbutiants. Un accès direct à l'ensemble des services municipaux est également au programme, avec l'association de comptes existants (Compte Bibliothèque, Ticket résident, Kiosque Famille).</p>

<h3 style="text-align: justify;"><strong>A Montpellier : au panel, citoyens !</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La <a href="http://www.montpellier.fr" target="_blank">refonte du site Montpellier.fr</a> illustre la démarche suivie actuellement par plusieurs autres grandes villes. Pour améliorer l'accès à l'information via son site Web, la Mairie a fait réaliser des études en profondeur sur les attentes et les besoins d'un groupe d'utilisateurs, baptisé Panel Citoyen. A chaque étape de la création du nouveau site, la forme et le contenu ont été ajustés en fonction des retours des sondés. Résultat, un nombre de liens d'accès divisés par dix sur la page d'accueil.</p>
<p style="text-align: justify;">[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xwv97p_nouveau-site-de-la-ville-de-montpellier-repense-en-experience-utilisateur_tech#.UVLy3L8W_aM[/dailymotion]</p>
<p style="text-align: justify;">Le chantier s'est également intéressé à la redéfinition et la continuité des mises à jour par les différents services concernés de la ville. Le processus de la mise en ligne des articles a été simplifié pour permettre une mise à jour au tempo d'une actualité toujours plus riche, et le recours à la cartographie étaye une information en temps réel sur le déroulement de travaux majeurs sur la voirie.</p>

<h3 style="text-align: justify;"><strong>Loi des webséries à Plaine Commune</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La communauté d’agglomération située au nord-ouest de Paris a elle aussi lancé<a href="http://www.plainecommune.fr" target="_blank"> une nouvelle version de son site internet</a>, avec la volonté d’en faire une vitrine et un soutien à la stratégie de territoire développée par la collectivité. Premier objectif affiché, augmenter les services rendus aux quelques 350 000 habitants,  45 000 étudiants et 115 000 salariés qui ont en partage ce morceau d’Ile-de-France.</p>
<p style="text-align: justify;">Conscients que le meilleur des sites ne peut se suffire à lui-même pour attirer à lui un grand nombre d’utilisateurs, les promoteurs du projet ont souhaité lancer une campagne de communication à la hauteur de l’enjeu. Ils ont choisi de s’adjoindre les services d’<a href="http://adverbia.fr" target="_blank">Adverbia</a> pour élaborer une stratégie de promotion. C’est ainsi que la mini-websérie "Rencontre du 2e site" est née, accompagnée d’une campagne d’affichage, d’une promotion sur les réseaux sociaux et d’une communication interne dédiée et scénarisée, entre autres.</p>
<p style="text-align: justify;">[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xybdgb_rencontre-du-2e-site-episode-3-trafic-travaux_news#.UVLybb8W_aM[/dailymotion]</p>
<p style="text-align: justify;">Le teaser a été dévoilée à fin février 2013 et les vidéos sont progressivement relayées sur les réseaux sociaux.  Un jeu-concours a également été lancé, moyen de mobilisation efficace pour amener les cibles à expérimenter le site afin de répondre à des questions sur son contenu.</p>

<blockquote style="text-align: justify;">
<h3 style="text-align: left;"><em><span style="color: #e571e9;">“ </span></em><em>Les dernières avancées technologiques permettent à de nouveaux usages de se développer, comme la mobilité ».</em><strong><em><span style="color: #e571e9;">”</span></em></strong><em> </em></h3>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ces quatre exemples témoignent d’une volonté forte d’employer le Web et les réseaux sociaux pour resserrer un lien parfois distendu avec les populations qui habitent ou travaillent sur le territoire. Des efforts louables qui ne doivent pas oublier l’accessibilité des sites internet par les publics handicapés : la réglementation française l’impose selon un référentiel général d'accessibilité pour les administrations (RGAA) fondé sur le standard international WCAG 2.0. Mais sans mesures d'accompagnement ni sanctions, la proportion de sites en règles reste très faible.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dernières avancées technologiques permettent à de nouveaux usages de se développer, comme la mobilité. Elles portent surtout une exigence, celle de citoyens soucieux d’accéder des informations utiles à leur épanouissement au sein de la cité. Tout l’enjeu consiste maintenant à concilier la satisfaction de besoins individuels de plus en plus affirmés avec la conduite de projets de territoires qui organisent le "vivre ensemble". Il faudra sans doute plusieurs printemps pour y parvenir.</p></p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Gueule d’Hexagone : un projet de cohésion sociale</title>
		<link>http://blogterritorial.expertpublic.fr/gueule-d%e2%80%99hexagone-un-projet-de-cohesion-sociale/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 09:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucile Laversanne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogterritorial.expertpublic.fr/?p=9795</guid>
		<description><![CDATA[<p>À quoi ressemble la France d’aujourd’hui ? Qui sont ses habitants ? Comment se connecte-t-elle [...]</p><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/557686_4236842992219_2032364101_n2-150x150.jpg" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="557686_4236842992219_2032364101_n" title="557686_4236842992219_2032364101_n" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="image" style="float:left;margin-right:10px;"><img width="150" height="150" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/557686_4236842992219_2032364101_n2-150x150.jpg" class="attachment-150x150 wp-post-image" alt="557686_4236842992219_2032364101_n" title="557686_4236842992219_2032364101_n" /></div><p class="desc"><p style="text-align: left;"><strong>À quoi ressemble la France d’aujourd’hui ? Qui sont ses habitants ? Comment se connecte-t-elle au village mondial ? Telles sont les questions auxquelles répondent les douze auteurs du projet <a href="http://www.editionsintervalles.com/spip.php?page=pages&amp;id_article=116" target="_blank">Gueule d'Hexagone</a>. </strong></p>
<strong> </strong><strong> </strong>

<strong> </strong>
<p style="text-align: justify;">Après la publication d’un livre sur la notion de territoire en France, <a href="http://www.collectifargos.com/" target="_blank">le collectif Argos</a>, composé de rédacteurs et de photographes engagés dans le journalisme documentaire, réalise une exposition itinérante.
Cette exposition originale et inédite est conçue pour un large public. Elle s’adresse également aux publics scolaires dans le cadre des programmes autour de la notion de citoyenneté, de territoire, et de participation citoyenne.
Des rencontres et projections avec les citoyens seront développées par les auteurs de "Gueule d'Hexagone" afin de créer un débat autour de ce projet participatif.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/557686_4236842992219_2032364101_n2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9812" title="557686_4236842992219_2032364101_n" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/557686_4236842992219_2032364101_n2.jpg" alt="" width="612" height="612" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Entretien avec Corinne Messager, </em><em>Chargée de développement du projet.</em></strong><strong> </strong></p>
<strong> </strong>

<strong><em>Blog-<span style="color: #ff6600;">Territorial</span> : Le projet "Gueule d'Hexagone" valorise la participation citoyenne mais aussi la cohésion sociale. Comment définiriez-vous cette exposition ?</em></strong><strong><em>
</em></strong><em>
</em><strong>Corinne Messager</strong> : "Gueule d'hexagone" est un projet d'auteurs bicéphale, un livre publié aux éditions Intervalles en mai 2012 et une exposition en cours de programmation.
L'exposition est conçue comme un prolongement des textes et photographies du livre, afin de poursuivre le débat auprès d'un large public. Conçue sous la forme de 37 affiches, son dispositif scénographique détourne l'usage des panneaux électoraux comme support de l'exposition. Il permet d'interroger le regard des spectateurs citoyens autours des questions évoquées par les 12 auteurs de "Gueule d'Hexagone". 6 photographes et  6 écrivains ont analysé 6 territoires sans idée préconçue quant au sujet qu'ils allaient traiter. L'originalité de cette exposition réside dans sa dimension participative avec les habitants des territoires.
L'exposition "Gueule d'hexagone" ouvre sur la France et ses replis. Elle donne à voir le quotidien de 6 habitants, de manière subjective. Il aborde des problématiques par le prisme des individus, de leur vie, de leurs espoirs, de leurs expériences. Il laisse de la place au lecteur qui peut se forger  sa propre opinion. Il n’est pas question ici de proposer une information digérée ou spectaculaire liée à l'actualité.
<p style="text-align: justify;"><strong><em>B-<span style="color: #ff6600;">T</span> :</em></strong><strong><em>Comment communiquez-vous auprès des collectivités pour présenter cet outil ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>CM</strong> : Le projet de l'exposition s'adresse  aux collectivités locales qui ont la compétence culturelle, puisqu'il s'agit dans la forme d'un projet d'auteurs, mais également aux responsables de la cohésion sociale, de la politique de la ville, de l'aménagement du territoire et du développement durable.
La communication vise à proposer aux collectivités un véritable outil de cohésion sociale et  de rencontres avec ses habitants à l'heure où la participation citoyenne devient une réelle préoccupation de la politique territoriale, dans le cadre du développement de la démocratie locale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>B-<span style="color: #ff6600;">T </span>:</em></strong><strong><em>Cette exposition est une mise en perspective des contenus du livre du même nom. De quelle manière avez-vous retranscrit ces contenus ? Avez-vous rencontré des difficultés de forme ou conceptuelles lors de cette retranscription ?</em></strong><em>
</em><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>CM</strong> : Chaque support, le livre et l'exposition, est autonome et utilise des outils d'expression différents, même si la "matière première" documentaire est la même.  La narration du livre étant plus linéaire. Elle engage le lecteur dans une temporalité, une réflexion. L'expo occupe l'espace, interpelle le spectateur, pour lui donner envie d'aller plus loin. C'est aussi une expérience visuelle, un parcours. Un échange important a été réalisé avec le graphiste, comment utiliser le graphisme comme un parti-pris, un outil d'expression, sans nuire au contenu.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/431081_362852023747153_100000670741434_1121248_197536008_n1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9809" title="431081_362852023747153_100000670741434_1121248_197536008_n" src="http://blogterritorial.expertpublic.fr/files/2013/03/431081_362852023747153_100000670741434_1121248_197536008_n1.jpg" alt="" width="886" height="591" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<strong>Quelques dates :</strong>

- Du 28 juin au 28 juillet : "Gueule d'Hexagone" à la Galerie Lame à Marseille, dans le cadre de MP 13, 81 rue Saint-Jacques, Marseille 13006

- Le 24 mai, soirée rencontre avec les auteurs à La médiathèque de Fos-sur-Mer

- Le dernier trimestre 2013 : exposition "Gueule d'Hexagone" au Carré de Baudouin, Paris 20ème
<p style="text-align: justify;"></p></p>]]></content:encoded>
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